exposition « Héros Oubliés – Editions Pierre de Taillac »

Publié le mardi 2 octobre

À l'heure où, partout en France, on célèbre le centenaire de la Grande Guerre, la mairie de La Grande Paroisse ouvre ses portes pour vous faire découvrir l’exposition « Héros Oubliés– Editions Pierre de Taillac » qui se tiendra dans la salle du conseil du 8 octobre au 20 octobre. Cette exposition, qui s’adresse à tous les publics, met à l’honneur les 14 millions d’animaux qui furent enrôlés sous les drapeaux des états en guerre : les chiens, les chevaux, les pigeons, … Entrée libre


Exposition les héros oubliés

Le meilleur ami de l’homme « le chien » s’est révélé un combattant extrêmement polyvalent.
En 1915, Alexandre Millerand, alors ministre de la Guerre, crée le « service des chiens de guerre ». Dans un premier temps, 3 000 chiens sont recrutés dans les fourrières, essentiellement pour servir au sein des services sanitaires. Leur mission principale est alors soit d’acheminer des médicaments aux premières lignes, soit de retrouver et signaler aux infirmiers les combattants blessés. Leur seconde mission est informative : en complément des pigeons, les chiens sont dressés pour porter des messages écrits et des munitions vers des points de ravitaillement. Au total, 100 000 chiens sont mobilisés durant la guerre.
Présents en très grand nombre, les équidés sont les animaux les plus emblématiques du conflit.
Il y aurait eu environ 11 millions d’équidés enrôlés entre 1914 et 1918, dont 1,88 million dans la seule armée française : "Les chevaux, ânes, mulets… étaient vraiment essentiels dans la cavalerie ou dans l’artillerie de campagne, pour amener les canons sur les champs de bataille. On ne pouvait pas le faire sans eux".
Les pigeons voyageurs ont également pris part à la guerre : celle de l’information.
Malgré le fait qu’à l’époque on voyait se développer la téléphonie et l’émission radio, il était fréquent que des unités soient isolées ou que des messages soient envoyés rapidement sur de longues distances. C’est dans ces conditions que les pigeons ont apporté leur assistance en entrant dans la guerre, bien malgré eux, volant au-dessus des champs de bataille afin d’acheminer leurs messages. Si bien que pour tenter d’obtenir le moindre renseignement de leur ennemi français, les Allemands exigeaient, en territoire occupé, que tout pigeon trouvé leur soit rapporté. Quant au lâcher de pigeons, il était puni de la peine de mort, une peine qui témoigne de leur importance et de leur utilité : les Anglais en auraient utilisé 100000 !